Déconfinement

Il est temps de se faire du bien !

Après une période éprouvante de près de deux mois de confinement strict, nous retrouvons progressivement notre liberté depuis le 11 mai. Après une telle épreuve que chacun a dû gérer de son côté comme il le pouvait, après cette omniprésence du coronavirus dans les médias et dans nos conversations, il est normal de ressentir un “ras-le-bol” et de vouloir passer à autre chose…

Le 2 juin, la France a entamé la deuxième phase de son déconfinement. Il est temps de se faire du bien, tout en restant prudent ! En premier lieu, ne négligez pas votre suivi médical, que ce soit pour votre rhumatisme inflammatoire ou vos autres pathologies. Prenez rendez-vous avec votre généraliste, votre rhumatologue et vos autres spécialistes, faites dès à présent les examens qui vous ont été prescrits, et faites un point avec votre médecin sur votre situation : êtes-vous particulièrement à risque (en fonction de votre âge, vos antécédents, si vous êtes en poussée ou non, vos autres pathologies, vos traitements, votre travail, votre département…) ? N’hésitez pas à parler avec votre médecin de vos difficultés, appréhensions et questions et définissez ensemble ce que vous pouvez faire ou non.

Puis faites-vous plaisir ! Aller s’acheter une nouvelle paire de chaussures ou un livre, aller chez le coiffeur, retrouver sa famille et ses amis, faire une balade dans un parc ou en forêt, c’est bon pour le moral et cela donne le sentiment de reprendre possession de sa vie… Pour profiter le plus sereinement possible de ces moments, il faut bien sûr respecter les gestes barrières : portez un masque dès que vous sortez de chez vous, surtout dans les lieux fréquentés, les magasins etc., ayez systématiquement du gel hydroalcoolique dans votre sac (plutôt que les gels mis à disposition et manipulés par tous) et servez-vous-en dès que vous touchez quelque chose à l’extérieur (poignée de porte, bouton d’ascenseur, lecteur de carte bleue…), essayez de rester à distance d’au moins 1 mètre des autres, ayez votre propre stylo en cas de besoin (au laboratoire d’analyses, chez le médecin…), lavez-vous les mains au savon dès que vous arrivez chez vous ou chez quelqu’un…

Prenez soin de vous et PRO-FI-TEZ !

Informations générales

Lutte contre l’épidémie : confinement, déconfinement, dépistage et mise en quarantaine

Déconfinement : tout savoir sur les masques

 

 

 

 Le Parisien

Un outil pour protéger sa santé

Le site Mes Conseils Covid mis en ligne par le ministère des Solidarités et de la Santé, est un service de prévention et de conseils personnalisés pour protéger votre santé et celle de vos proches. Après avoir répondu à un court questionnaire sur votre situation médicale, familiale, professionnelle et géographique, le site donne des recommandations adaptées à votre cas pour vous déconfiner sans danger, pour maintenir votre activité professionnelle ou bénévole le cas échéant, ainsi que des recommandations plus générales. Il est également possible de remplir le questionnaire pour un proche.

Se déplacer en transports en commun

En France, les transports et la circulation ferroviaire ont repris progressivement et sont désormais presque revenus à la normale. 

Le port du masque reste cependant obligatoire pour les passagers à partir de 11 ans dans TOUS les transports en commun : train, bus, tramway, métro, tout au long du trajet ainsi que sur les quais, couloirs et dans les gares.

En début de déconfinement, un siège sur deux était condamné dans les trains : ce n’est plus le cas depuis le 2 juin. La SNCF indique cependant qu’elle veillera « dans la mesure du possible à ce que le moins de voyageurs ne voyageant pas ensemble soient assis à côté les uns des autres. »1

Par ailleurs, du 11 mai au 8 juin, un coupon était nécessaire pour accéder aux TER dans certaines régions. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. 

En Île-de-France, depuis le 16 juin, les transports en commun aux heures de pointe sont désormais accessibles à tous, sans attestation. Le télétravail et les arrivées au travail en horaires décalés restent cependant encouragés.

1  https://www.sncf.com/fr/covid19-deuxieme-phase-du-deconfinement/la-circulation-ferroviaire-est-progressivement-renforcee

Date : 22/05/20, mis à jour le 16/06/20

Sources :

Le test de dépistage du Covid-19

Depuis le 11 mai, date de la première phase du déconfinement, la stratégie du gouvernement pour maitriser l’épidémie de Covid-19 repose sur l’identification des nouveaux cas et de leurs contacts rapprochés pour casser les chaines de transmission en isolant les malades. L’objectif à la sortie du confinement était de pouvoir réaliser 700 000 tests par semaine.

Les tests virologiques (RT-PCR) sont les seuls tests retenus en France pour établir le diagnostic du Covid-19 lors de la phase aiguë (ou pour poser le diagnostic d’une infection active par le SARS-CoV-2). La recherche du génome viral est effectuée sur un prélèvement nasopharyngé, qui permet de déterminer si une personne est porteuse du virus au moment du test.

Qui peut se faire tester ?

Depuis le 11 mai, ce test est désormais systématique et pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie pour :

  • les personnes qui présentent des symptômes du Covid-19. Dans ce cas, le test se fera sur ordonnance médicale prescrite par le médecin traitant ou un autre médecin généraliste (appelez le 0 800 130 000 pour être orienté vers un médecin généraliste). La consultation se déroule de préférence en téléconsultation.
  • les “cas contacts”, c’est-à-dire les personnes identifiées comme ayant été en contact avec une personne contaminée et ayant été contactées par les services de l’Assurance maladie (voir notre article sur le sujet). Pour ces personnes “contacts”, le test pourra se faire sans ordonnance.
  • les résidents des structures d’hébergement collectif (Ehpad, établissements pénitentiaires…) et personnels exerçant dans ces structures (en cas de cas confirmés au sein de la structure).

Où se faire tester ?

Le test RT-PCR peut être effectué dans les laboratoires publics et privés (y compris les laboratoires de recherche et vétérinaires) et dans des points de dépistage ouverts à cet usage :  des locaux mis à disposition par des mairies, un parking de supermarché, etc. Deux types de professionnels de santé sont habilités à faire ce prélèvement : les infirmier(e)s, et les biologistes (qu’ils soient pharmaciens ou médecins).

Le site Santé.fr a mis en ligne une carte qui regroupe tous les centres et lieux de prélèvement permettant de faire un dépistage du Covid-19. Le site permet une recherche par géolocalisation.

Comment se déroule le test ?

Le prélèvement ne dure que quelques secondes mais peut être plus ou moins douloureux en fonction de la sensibilité de chacun. Il s’agit d’un prélèvement des cellules nasales profondes (dans le nasopharynx) à l’aide d’un écouvillon, une sorte de long coton-tige que l’on insère dans le nez, jusqu’à 15 cm environ. Afin de diminuer le risque de faux négatifs, les deux narines sont explorées lors du prélèvement. L’analyse de l’échantillon prélevé permet de savoir s’il est chargé en virus ou non. “Il s’agit de détecter un brin d’ARN appartenant au coronavirus SARS-CoV-2 à l’origine du Covid-19” explique le Dr François Blanchecotte, président du Syndicat des biologistes. Quelques heures sont nécessaires pour analyser un échantillon et les résultats doivent être transmis au patient sous 24h.

Cependant, la fiabilité de ces tests PCR, même lorsque les prélèvements sont faits dans les règles, est comprise entre 65 et 70 %. Ainsi, la surveillance de l’évolution des symptômes, l’application des gestes barrières ainsi que la distanciation physique restent indispensables, quel que soit le résultat du test.

Dans le cas d’un patient sévère, un prélèvement dans la trachée ou dans les bronches peut être plus pertinent, car le virus migre progressivement vers les voies respiratoires. Au bout de quelques jours, la charge virale dans le nez d’un patient pourtant atteint du Covid-19 peut être nulle.

À noter : le test RT-PCR a pour but le diagnostic d’une infection active. Il ne faut pas le confondre avec le test sérologique qui recherche, dans un prélèvement sanguin, des anticorps spécifiques produits en réponse au virus, permettant de savoir si une personne a contracté le Covid-19, même si elle n’en a pas présenté les symptômes.

Date : mise à jour du 27/05/20

Sources :

Les "cas contacts" : le dispositif Contact Covid de l’assurance maladie

Mis en place le 13 mai par l’Assurance maladie, le dispositif “Contact Covid” a pour objectif de casser les chaines de transmission du Covid-19 en identifiant les contacts proches des personnes infectées et qui sont susceptibles d’avoir été contaminés, afin, le cas échéant, de les isoler.

Comment fonctionne le dispositif  ?

– Une personne présente des symptômes du Covid-19. Elle doit consulter son médecin traitant ou un autre médecin généraliste, à son cabinet ou de préférence par téléconsultation.

S’il l’estime nécessaire, le médecin prescrit un test virologique RT-PCR à effectuer dans un centre de dépistage (voir notre article sur le sujet). Il demande à la personne de s’isoler à domicile et lui prescrit des masques.

Les résultats du test sont disponibles après 24h à 48h : si le test est positif, le médecin reprend contact avec le malade pour lui fournir une ordonnance de traitement le cas échéant, et évaluer sa situation à domicile pour décider s’il peut s’isoler chez lui jusqu’à la fin des symptômes (en moyenne 14 jours) ou s’il faut l’héberger dans une structure spécifique.

Le médecin crée ensuite sur la plateforme “Contact Covid” un dossier au nom du patient, dans lequel il note, avec son accord, les coordonnées des personnes avec qui il a été en contact rapproché jusqu’à 2 jours avant le début des symptômes. Ce sont les “cas contacts”.

– Un agent de la “brigade sanitaire” (agents de l’Assurance maladie ou des Agences régionales de santé) prend contact avec le cas contact et l’informe qu’il a fréquenté une personne testée positive au Covid-19. Les cas contacts ne sont pas informés de l’identité de cette personne si elle ne le désire pas.

Qu’il présente des symptômes ou non, le cas contact est invité à s’isoler, en prévention, à domicile ou dans un hébergement spécifique, et peut bénéficier d’un arrêt de travail si nécessaire. Il est également invité à faire un test de dépistage rapidement (voir notre article sur le sujet) : immédiatement pour les personnes vivant dans le même foyer que la personne testée positive, ou en observant un délai de 7 jours après le dernier contact avec cette personne pour les autres.

Qu’est-ce qu’un “cas contact” ?

Santé Publique France définit les “cas contacts” comme étant les personnes suivantes qui ont été en contact avec un malade dans les 2 jours précédant l’apparition de ses symptômes :

  • Les personnes ayant partagé le même lieu de vie qu’une personne ayant le Covid-19 ;
  • Les personnes ayant eu un contact direct avec une personne ayant le Covid-19, en face à face, à moins d’1 mètre, quelle que soit la durée (ex. : conversation, repas, flirt, accolades, embrassades…) ;
  • Les personnes ayant fait / reçu des actes d’hygiène / soins à une personne ayant le Covid-19 ;
  • Les personnes ayant partagé un espace confiné (bureau, salle de réunion, véhicule personnel…) pendant au moins 15 minutes ou étant restées en face à face durant plusieurs épisodes de toux ou d’éternuement avec une personne ayant le Covid-19 ;
  • Les élèves ou enseignants de la même classe scolaire qu’une personne ayant le Covid-19.

Toutefois, toutes ces personnes ne sont pas considérées comme à risque d’avoir été exposées au Covid-19 si elles bénéficiaient des mesures de protection suivantes :

  • Hygiaphone ou autre séparation physique type vitre ;
  • Masque chirurgical ou FFP2 porté par la personne malade ou le contact ;
  • Masque grand public fabriqué selon la norme AFNOR ou équivalent porté par la personne malade et le contact.

À savoir :

  • Vous n’êtes pas obligé de déclarer vos cas contacts à votre médecin mais nous vous le conseillons vivement, afin de casser la chaine de transmission du virus. Votre identité ne leur sera révélée qu’avec votre accord.
  • La brigade sanitaire est composée d’agents habilités par l’Assurance maladie et les Agences régionales de santé (personnels médicaux, paramédicaux, agents ayant l’habitude d’accueillir du public), formés et soumis au secret médical ou professionnel.

Pour en savoir plus, notamment sur la confidentialité des coordonnées et informations, consultez ce document de France Assos Santé : Tout comprendre sur Contact Covid.

France Assos Santé

France Assos Santé

Date : 26/05/20

Sources :

StopCovid, qu’est-ce que c’est ?

L’application StopCovid, disponible depuis le 2 juin, a été téléchargée plus d’1,3 million de fois en une semaine. Mais de quoi s’agit-il exactement ?

StopCovid est une application que vous pouvez télécharger sur votre smartphone. Elle fait partie des stratégies mises en place par le gouvernement dans le cadre du plan sanitaire global de déconfinement, et complète le travail des médecins et de l’Assurance maladie pour identifier les “cas contacts” et prévenir les personnes ayant été à proximité de porteurs du virus.

L’application est gratuite et n’est pas obligatoire ; elle est cependant recommandée par le gouvernement afin de casser les chaines de transmission du coronavirus et d’éviter une deuxième vague de l’épidémie. À noter : votre anonymat est totalement respecté, ni l’État ni les personnes ayant téléchargé cette application n’ont de moyen de connaître votre identité.

Son principe est de prévenir ceux qui ont été en contact avec des personnes infectées pendant au moins 15 minutes et à moins d’un mètre (dans les transports en commun, dans une file d’attente, au restaurant…), pour qu’ils se fassent tester à leur tour et s’isolent si besoin.

L’application a été validée par le Parlement et approuvée par la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) qui l’a estimée conforme au RGPD (Règlement général sur la protection des données).

Comment ça marche ?

StopCovid utilise le signal Bluetooth pour détecter un smartphone à proximité, et non pas la localisation par données GPS. Lorsque deux smartphones sont situés à moins d’un mètre pendant au moins 15 minutes, l’application StopCovid enregistre sur chacun des téléphones qu’ils ont été en contact. Si l’un des deux utilisateurs déclare ensuite sur l’application qu’il est infecté, l’autre utilisateur recevra alors une notification sur son téléphone.

En pratique

Si vous êtes testé positif au Covid-19, vous recevrez avec vos résultats d’analyses un code à entrer dans l’application. Vous alerterez ainsi, via l’application et de façon anonyme, les personnes avec qui vous avez été en contact rapproché dans les derniers jours. Elles recevront un message les invitant à contacter leur médecin, et seront prises en charge rapidement, ce qui réduit les risques de complications. Elles pourront s’isoler et ainsi éviter de contaminer leur famille, leurs proches, leurs collègues, d’autres personnes dans le métro ou dans un magasin…

De la même façon, l’application vous informe si vous avez été en contact rapproché avec une personne qui a été testée positive au Covid-19. Vous serez ainsi pris en charge rapidement, en vous faisant tester notamment.

Pour en savoir plus :

Ce document du gouvernement détaille toutes les informations concernant StopCovid : éléments techniques, confidentialité, respect de la vie privée, etc.

Le Monde – Faut-il ou non installer “StopCovid” ? Le débat résumé en une conversation SMS 

Des tutos pour télécharger l’application :
Sur IPhone : https://www.dailymotion.com/video/x7u9qet
Sur Android : https://www.dailymotion.com/video/x7u9qeu

https://www.economie.gouv.fr/stopcovid-comment-ca-marche

Date : 10/06/20

En juin, une consultation médicale gratuite pour les personnes en ALD ou vulnérables

Le confinement et la peur d’être en contact avec le virus du Covid-19 ont conduit de nombreux Français à reporter leurs rendez-vous médicaux, et ce parfois au dépend de leur santé.

C’est pourquoi le gouvernement a mis en place depuis le 29 mai une consultation médicale spécifique baptisée “bilan et vigilance” (ou consultation complexe post-confinement) pour les personnes à risque de forme grave de Covid-19 ou souffrant d’une affection de longue durée (ALD). Cette consultation, qui n’est pas imposée, est intégralement prise en charge par l’Assurance maladie.

L’objectif est d’assurer la continuité de vos soins et d’évaluer les impacts du confinement sur votre santé. Il s’agit aussi de vous aider à mieux vivre le déconfinement en vous apportant des conseils sur les mesures de protection à adopter, adaptés à vos fragilités et pathologies.

Cette consultation vous concerne si vous êtes en ALD ou si vous faites partie des personnes vulnérables au coronavirus*, et si vous n’avez pas consulté votre médecin traitant depuis le 17 mars 2020.

Pour en bénéficier, nous vous conseillons de contacter ce dernier rapidement : la visite doit être réalisée avant le 30 juin.

Cette consultation est également prise en charge pour les personnes adressées par un établissement de santé après une hospitalisation.

*Pour rappel, selon le Haut conseil de la santé publique, les personnes à risque de développer une forme grave du Covid-19 sont les personnes âgées de 65 ans et plus, les personnes concernées par des affections comme les antécédents cardiovasculaires, le diabète, une pathologie chronique respiratoire, une insuffisance rénale chronique dialysée, un cancer évolutif sous traitement, une obésité, une diminution des défenses immunitaires en raison d’un traitement immunosuppresseur, les femmes enceintes au troisième trimestre de la grossesse.

Date : 08/06/20

Sources :

Déconfinement et arrêts de travail

Que vous soyez salarié du privé, fonctionnaire ou agent contractuel de la fonction publique, trouvez toutes les informations sur les évolutions des dispositifs d’arrêt de travail spécifiques à l’état d’urgence sanitaire selon votre situation (chômage partiel, personne vulnérable ou vivant avec une personne vulnérable, en quarantaine, etc.) sur Service-Public.fr : travail et Covid-19 : quelles sont les règles ?

Date : 22/06/20

Agence Régionale de Santé Ile-de-France – 15 juillet

Fiche Alerte : Prévention Dénutrition post Covid-19

« RIC et Covid-19 : pas de surrisque mais la prudence s’impose ! » Interview du Dr Didier Poivret, rhumatologue au CHR de Metz-Thionville

À l’heure où de nombreuses incertitudes demeurent et où il est encore trop tôt pour avoir un réel recul sur l’épidémie de Covid-19, nous avons souhaité faire le point sur la situation avec le Docteur Didier Poivret, rhumatologue au CHR de Metz-Thionville.

Les patients atteints de rhumatismes inflammatoires chroniques (RIC) ont-ils été plus ou moins touchés par le Covid-19 que la population générale ?

Les premières publications actuelles sont rassurantes puisqu’elles montrent qu’il n’y a pas d’augmentation du risque de contagion par le Covid-19 en cas de RIC lorsque celui-ci est bien maitrisé, en rémission. Par contre, les patients ayant un rhumatisme inflammatoire évolutif semblent plus à risque car leur maladie fatigue l’organisme, qui devient plus sensible à tous types d’infections, y compris au Covid-19.

C’est la raison pour laquelle, malgré le contexte épidémique, il est recommandé de poursuivre les traitements de fond (méthotrexate et biothérapies) et la corticothérapie, afin de maintenir la rémission ou stabiliser le rhumatisme. Jusqu’ici, les études ne montrent aucune augmentation du risque de contagion pour les patients prenant ces traitements.

Qu’en est-il des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ?

Les AINS sont un traitement symptomatique de la polyarthrite et non un traitement de fond. Il est possible de les poursuivre mais à la plus petite dose efficace possible car en cas de contamination par le coronavirus, les AINS sont un facteur d’aggravation, ils sont contre-indiqués en cas de Covid-19.

En l’absence d’infection et en cas de nécessité de poursuivre les AINS pour stabiliser le rhumatisme, il vaut mieux opter pour des AINS à demi-vie courte (tels que le kétoprofène ou le naproxène) afin qu’ils soient très rapidement éliminés de l’organisme en cas d’arrêt pour cause de contagion au coronavirus. Les patients sous AINS peuvent consulter leur médecin généraliste pour changer de molécule si besoin. Ces patients doivent être encore plus vigilants et respecter strictement les gestes barrières.

En cas de contagion par le virus SARS-CoV-2, les patients atteints de RIC souffrant de comorbidités (maladies associées) sont-ils plus à risque de développer une forme sévère ?

Les données actuelles, bien que partielles, indiquent que le rhumatisme inflammatoire bien contrôlé n’est pas un facteur de risque du Covid-19, ni de forme sévère du Covid en cas de contamination. Les facteurs de risque de développer une forme sévère sont l’âge, le diabète, l’obésité, l’hypertension, le tabagisme… Nous ne disposons pas encore de données officielles mais il est très probable qu’en cas de problème cardiovasculaire ou pulmonaire associé au RIC, le Covid-19 soit plus difficile à traiter.

Plusieurs traitements des RIC sont testés dans les études cliniques pour traiter le Covid-19. Peut-on en déduire que ces traitements pourraient avoir un effet protecteur ?

L’hydroxychloroquine (Plaquénil®), utilisée pour traiter le lupus et certaines polyarthrites rhumatoïdes, n’a pas d’effet préventif ni curatif du Covid-19. Cela dit, les patients sous Plaquénil® doivent le poursuivre pour traiter leur RIC.

D’après de récentes études, certaines biothérapies utilisées dans les RIC semblent montrer un intérêt pour traiter “l’orage cytokinique” qui fait la gravité du Covid-19. Cela reste toutefois à confirmer par d’autres études. En revanche, aucun élément ne permet de dire aujourd’hui que ces biothérapies auraient un effet protecteur des formes sévères de Covid. Il en est de même pour les corticoïdes qui sont préconisés dans les formes graves de Covid-19, mais dont aucun effet protecteur n’a été démontré à ce jour.

Depuis le déconfinement, vos patients reviennent-ils en consultation ? Comment vont-ils ?

La plupart des patients reviennent mais certains hésitent encore, surtout à l’hôpital mais aussi en cabinet. Certains patients ont arrêté d’eux-mêmes leur méthotrexate ou leur biothérapie par peur du Covid-19 car on leur a expliqué au départ que leur traitement diminuait les défenses immunitaires et qu’il fallait l’arrêter en cas d’infection (grippe, angine…). En deux ou trois mois d’arrêt, leur polyarthrite n’a le plus souvent pas eu le temps de “flamber” mais si le traitement était efficace avant l’arrêt, il faut le reprendre dès que possible aux doses habituelles, après accord du médecin, afin d’éviter une poussée qui fragiliserait l’organisme. Les patients qui ont arrêté leur traitement ne doivent pas hésiter à en parler à leur rhumatologue, nous sommes là pour les aider, pas pour les juger.

Le confinement a-t-il eu des effets délétères sur leur santé ?

Dans mon expérience personnelle, ce sont les personnes âgées de 80 ans ou plus qui ont le plus souffert du confinement, elles ont eu peur, elles ont parfois perdu du poids et décrivent des pertes de mémoire, d’autonomie, elles comprennent moins bien les choses. Le contact humain joue beaucoup chez les personnes âgées, pour leur permettre de garder leurs capacités intellectuelles. D’autres patients plus jeunes ont aussi été angoissés mais ils récupèrent, c’est plus compliqué avec l’avancée en âge. Certains ne veulent plus prendre les transports en commun, ce qui complique la vie quotidienne…

Aujourd’hui, alors qu’une seconde vague de l’épidémie est redoutée, quels conseils pourriez-vous donner à nos adhérents ?

Je dirais qu’il faut respecter 3 règles d’or :

. Poursuivre son traitement de fond, aux doses habituelles, pour éviter une poussée et donc une hausse du risque de contagion.

. Voir son médecin traitant ou son rhumatologue en cas de poussée ou autre problème de santé.

. Respecter scrupuleusement les gestes barrières qui sont très efficaces pour ne pas être contaminé par le virus et pour freiner sa circulation dans la population, en particulier : porter un masque, respecter une distance physique d’au moins un mètre avec les autres, se laver les mains régulièrement au savon ou avec du gel hydroalcoolique.

Les masques FFP1 ou FFP2 ne diminuent pas la capacité respiratoire et protègent efficacement. S’il est vrai que le virus SARS-CoV-2 est bien plus petit que les mailles de ces masques, il ne les traverse pas car il va se coller sur la paroi qui, par un effet électrostatique, est en quelque sorte un “capteur de virus”.  C’est la raison pour laquelle, une fois le masque placé, il ne faut absolument plus le toucher. Il faut ensuite l’enlever par les élastiques.

Portez-vous bien et restez prudents !

Pour plus d’informations sur les masques : Le Monde – Trois idées fausses sur les masques et la lutte contre la pandémie de Covid-19, Adrien Sénécat, 17/07/20

Date : 29/07/20

Où le masque est-il obligatoire ?

En France, le port du masque était déjà obligatoire pour les plus de 11 ans dans les transports en commun mais aussi dans les musées, les restaurants (le masque doit être porté par le personnel, et les clients doivent le porter pour se déplacer à l’intérieur de l’établissement), les cinémas, les bibliothèques, les lieux de culte, les gares et les aéroports… Depuis le 20 juillet, le gouvernement a étendu la liste des lieux clos dans lesquels il est obligatoire de porter un masque : il s’agit des magasins, des marchés couverts, des centres commerciaux, et des administrations et banques.

La communauté scientifique semble s’accorder sur la possibilité d’une transmission du virus par voie aérienne dans les lieux publics bondés, même en extérieur. Par principe de précaution, certaines villes ont donc rendu le port du masque obligatoire à l’extérieur, notamment dans les marchés mais aussi dans la rue, dans les parcs, sur les plages, etc. Certaines plages sont même fermées au public à des horaires précis.

En cette période estivale où certains ont la chance de pouvoir partir en vacances, et la situation évoluant chaque jour, il est conseillé de se renseigner régulièrement pour connaître les mesures mises en place par chaque ville.

Le Huffington Post a mis en ligne une carte pour recenser ces villes : cliquez ici pour la consulter

Date : 31/07/20

Sources : 

Port du masque « grand public » obligatoire en lieux clos – Ministère des Solidarités et de la Santé 

Le port du masque, une parade efficace face à la diffusion du virus – Le Monde 

 

 

Tests Covid-19 : le point au 31 juillet

Pour faire face à la recrudescence des cas de Covid-19 en France, le gouvernement a décidé de multiplier et de simplifier les campagnes de dépistage.

Test virologique PCR

Depuis le 24 juillet, n’importe qui peut se faire dépister en faisant un test virologique PCR, qui permet de savoir si l’on est infecté à l’instant T. Le test est accessible sans ordonnance et que la personne présente des symptômes ou non. Il coûte 54 euros et est entièrement remboursé.

Le test PCR s’effectuait déjà dans les laboratoires publics et privés (y compris les laboratoires de recherche et vétérinaires) et dans des points de dépistage ouverts à cet usage, par les infirmiers et les biologistes (qu’ils soient pharmaciens ou médecins). Compte tenu des délais d’attente dans certaines villes, les prélèvements peuvent désormais être aussi effectués par les pompiers, les secouristes des associations agréées, les aides-soignants, les étudiants en santé et les techniciens de laboratoire.

En théorie, les résultats sont transmis au patient dans les 24 heures, mais l’afflux important ces derniers jours pour se faire dépister entraîne des retards de traitement.

Les tests PCR seront également pratiqués sur les voyageurs à leur arrivée en France en provenance des pays suivants : Etats-Unis, Emirats arabes unis, Bahreïn, Panama, Afrique du Sud, Kowëit, Qatar, Israël, Brésil, Pérou, Serbie, Algérie, Turquie, Madagascar, Inde et Oman.

Test sérologique

Depuis le 11 juillet, les TROD (Test Rapide d’Orientation Diagnostique) sont accessibles en pharmacie. Il s’agit d’un test par piqûre au bout du doigt : la goutte de sang est déposée sur une bandelette où des couleurs apparaissent en présence d’anticorps. Il permet de savoir si la personne a été infectée dans le passé : “Cela ne sert à rien d’effectuer un test sérologique si vous présentez des symptômes depuis deux ou trois jours. Le risque de faux négatif est très important au début de la maladie, car les anticorps ne se forment pas immédiatement. On estime qu’aux alentours du 15e jour, les tests sont fiables à 80-90 %. Ce seuil atteint 95 à 100 % au bout de trois semaines“, explique le Dr Pierre Zachary, pharmacien biologiste (Santé Magazine)¹.  Le test peut être effectué sans ordonnance, mais dans ce cas il n’est pas pris en charge par l’Assurance maladie. Son prix varie entre 9 et 25 euros. Si le résultat est positif, le patient est invité à effectuer un prélèvement en laboratoire.

Date : 31/07/20

Sources :

Santé Magazine

Le Journal des femmes Santé

Le Figaro 

 ¹Test de dépistage au coronavirus : quel test pour qui ? remboursé ? où ? Santé Magazine, Manon Durand, 27/07/20

 

Communiqués officiels

Haute Autorité de Santé (HAS) – 28 mai

Déconfinement : préconisations pour les patients atteints d’une maladie rhumatologique chronique

Haute Autorité de Santé (HAS) – 28 mai

Déconfinement : préconisations pour les patients atteints d’une maladie rhumatologique chronique

Vous pouvez télécharger le communiqué ici

Position de la Société Française de Rhumatologie (SFR) – 6 mai 2020

La pandémie COVID-19 génère logiquement nombre d’interrogations, d’incertitudes et d’inquiétudes ; médiatisation et défaut d’expertise conduisant aux logiques interrogations à la veille du déconfinement envisagé ce tout prochain 11 Mai 2020.

Aujourd’hui il est important de rappeler que nous ne disposons d’aucune donnée scientifique en faveur d’un risque incident plus élevé de COVID-19 chez les sujets avec rhumatismes inflammatoires chroniques ou maladies auto-immunes, y compris traités par biomédicaments et immunosuppresseurs. Il n’y a pas non plus d’argument allant dans le sens d’une fréquence plus élevée de développer en cas de COVID-19 des formes graves et notamment les risques de détresse respiratoire aiguë dans le cadre du syndrome de relargage cytokinique.

A ce jour, les principaux facteurs de risque identifiés restent l’âge élevé et les affections cardiovasculaires.

En ce sens, la reprise d’activités professionnelles devrait être envisageable pour la très grande majorité des patients avec rhumatisme inflammatoire chronique ou maladie auto-immune traités par cs et/ou bDMARDs et/ou tsDMARDs. La discussion se fera bien évidemment au cas par cas et en intégrant le respect potentiel et optimal des mesures barrière.

A titre indicatif, la Société Française de Médecine du Travail a émis des recommandations concernant le personnel soignant de la Fonction Publique Hospitalière. Les soignants avec pathologies inflammatoires ou auto-immunes y compris traitées par biomédicaments ont été maintenus en activité professionelle mais avec logique éviction des secteurs les plus exposés (notamment services d’Urgences / Réanimation / Soins Intensifs et Unités COVID-19).

Source : https://sfr.larhumatologie.fr/rhumatismes-inflammatoires-chroniques-deconfinement-quen-penser

Recommandations de la FAI2R – 6 mai 

Recommandations pour le déconfinement des enfants atteints d’arthrites juvéniles idiopathiques

Recommandations de la FAI2R – 6 mai

Recommandations pour le déconfinement des enfants atteints d’arthrites juvéniles idiopathiques

Vous pouvez télécharger le communiqué ici

Avis du Haut Conseil de la Santé Publique – 20 avril

Personnes à risque de forme grave de Covid-19 et mesures barrières spécifiques à ces publics

Avis du Haut Conseil de la Santé Publique – 20 avril

Personnes à risque de forme grave de Covid-19 et mesures barrières spécifiques à ces publics

Vous pouvez télécharger le communiqué ici

Communiqué du Ministère des Solidarités et de la Santé  – 27  mai 

Distributions de masques sanitaires par l’État en sortie de confinement

Communiqué du Ministère des Solidarités et de la Santé  – 27  mai 

Distributions de masques sanitaires par l’État en sortie de confinement

Vous pouvez télécharger le communiqué ici

Ministère des Solidarités et de la Santé – 20 avril 2020

Délivrance et indemnisation des avis d’arrêts de travail dans le cadre du Covid-19

Ministère des Solidarités et de la Santé – 20 avril 2020

Délivrance et indemnisation des avis d’arrêts de travail dans le cadre du Covid-19

Vous pouvez télécharger le récapitulatif ici

Sommaire

 

Masques
Le travail
Vie quotidienne
Test de dépistage
J’ai une polyarthrite et suis donc considérée comme une personne « à risque ». Puis-je demander à mon médecin de me prescrire des masques ? Dois-je suivre des recommandations spécifiques concernant le port du masque ?

Les médecins peuvent en effet prescrire des masques, 10 par semaine, aux personnes à très haut risque de développer une forme grave de Covid-19 définies par le Haut Conseil de la santé publique comme suit :

  • les personnes âgées de 65 ans et plus,
  • les personnes avec antécédents (ATCD) cardiovasculaires : hypertension artérielle compliquée (avec complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales), ATCD d’accident ;
  • les personnes ayant une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale (broncho pneumopathie obstructive, asthme sévère, fibrose pulmonaire, syndrome d’apnées du sommeil, mucoviscidose notamment) ;
  • les patients ayant une insuffisance rénale chronique dialysée ;
  • les malades atteints de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ;
  • les personnes présentant une obésité (indice de masse corporelle (IMC) > 30 kgm-2) ;
  • les personnes avec une immunodépression congénitale ou acquise ;
  • les malades atteints de cirrhose au stade B du score de Child Pugh au moins ;
  • les personnes présentant un syndrome drépanocytaire majeur ou ayant un antécédent de splénectomie ;
  • les femmes enceintes, au troisième trimestre de la grossesse, compte tenu des données disponibles et considérant qu’elles sont très limitées.

Attention, cette possibilité ne concerne pas toutes les personnes en Affection Longue Durée. Votre médecin pourra vous répondre selon votre situation et discuter avec vous des mesures de protection que vous devez prendre.

Le port d’un masque alternatif, en tissu, est désormais recommandé pour la population générale, et obligatoire dans les transports en commun. Pour les personnes « à risque », le Haut Conseil de la santé publique recommande le port du masque plus souvent : « à domicile en présence de visiteurs et lorsqu’ils sont amenés à sortir de chez eux pour des raisons personnelles ou professionnelles. Lors de consultations médicales en cabinet libéral ou en milieu hospitalier, elles doivent porter un masque chirurgical. » Il vous est donc recommandé de porter un masque dans l’ensemble de l’espace public.

Comment se procurer un masque en tissu ? Des masques sont disponibles à la vente dans les pharmacies depuis le 27 avril. De nombreuses villes ont entrepris la distribution gratuite de masques à leurs habitants : renseignez-vous auprès de la mairie de votre ville pour en connaitre les modalités. Enfin, vous pouvez fabriquer vous-mêmes des masques.

Comment entretenir un masque en tissu ? Vous trouverez toutes les réponses à vos questions dans cet article de l’association 60 millions de consommateurs.

Consultez cet article du journal Le Monde pour tout savoir sur les masques : normes, prix, entretien, alternatives, etc.

Date : 15/05/20

Sources :

 

J’ai une polyarthrite et je suis en arrêt de travail depuis le début du confinement. Est-ce que je suis concernée par le chômage partiel ?

Les personnes qui bénéficient d’un arrêt de travail dérogatoire parce qu’elles sont plus vulnérables face au Covid-19, ou en tant que proche d’une personne vulnérable, ont basculé dans le dispositif d’activité partielle.

C’est sans doute votre cas et vous avez dû recevoir un certificat d’isolement de la sécurité sociale, à transmettre à votre employeur, afin qu’il vous déclare en activité partielle à compter du 1er mai.

Vous serez indemnisée par votre employeur, mais à ce jour (6 mai 2020), la durée prévisible de l’indemnisation n’est pas fixée car les autorités attendent de voir comment évolue l’épidémie.

En attendant, vous serez indemnisée par votre employeur et vous percevrez environ 70 % de votre rémunération brute antérieure (en moyenne, 84 % du salaire net). L’employeur percevra une allocation correspondant à 70 % de votre rémunération brute antérieure, dans la limite de 70 % de 4,5 SMIC.

Attention : ce dispositif ne concerne que les salariés du secteur privé relevant du régime général, du régime agricole ou d’un régime spécial de sécurité sociale.

Les travailleurs indépendants, travailleurs non-salariés agricoles, artistes auteurs, stagiaires de la formation professionnelle et dirigeants de société relevant du régime général continuent à bénéficier des modalités d’indemnisation en vigueur avant le 1er mai.

Date : 6 mai 2020

Source :  Délivrance et indemnisation des avis d’arrêt de travail dans le cadre du Covid-19

Maintenant que nous sommes déconfinés, est-ce que je peux aller garder mes petits-enfants en Isère alors que j’habite le Nord ? J’ai une polyarthrite rhumatoïde soignée par une biothérapie et je suis en rémission.

Si la loi n’oblige pas les personnes “vulnérables” définies par le Haut Conseil de santé publique à rester confinées, le gouvernement a cependant demandé aux personnes les plus fragiles de respecter, dans toute la mesure du possible, des règles de prudence très strictes.

Donc du point de vue de la loi, il n’est pas interdit d’aller garder vos petits-enfants, mais il faut rester prudent en respectant les gestes barrière et la distanciation physique autant que possible, et en portant un masque dans les lieux très fréquentés, surtout s’ils sont fermés.

En ce qui concerne le risque à s’exposer au Covid-19 en allant garder ses petits-enfants, du fait d’être atteint d’un rhumatisme inflammatoire chronique et de prendre un traitement immunosuppresseur, il ne peut y avoir de réponse unique, ce risque est plus ou moins élevé en fonction de la situation :

– de la personne qui va garder les petits-enfants : stabilité de sa maladie, âge, présence de facteurs de comorbidité (obésité, complications cardiovasculaires, pulmonaires…), etc.

– de la situation de la garde : mode de déplacement et fréquence des trajets pour aller garder les enfants, risque de transmission du virus par les parents (ex : le risque sera plus important si l’un des parents travaille aux urgences d’un hôpital), etc.

C’est donc à chacun, en fonction de sa situation, d’évaluer ce risque et de prendre la décision d’aller garder ses petits-enfants.

Votre médecin, qui connait votre état de santé, pourra vous aider à évaluer ce risque.

L’Institut Pasteur a également élaboré un outil d’aide à la décision : Mes conseils Covid

Prenez soin de vous et protégez-vous !

Date : 13 mai 2020, mis à jour le 14 juin 2020

Source :  https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus

Je suis traitée par biothérapie pour mon rhumatisme inflammatoire chronique, et je redoute de m’exposer au Covid-19 au travail. Est-ce que la médecine du travail peut me fournir un arrêt de travail ?

Les personnes qui ont un traitement immunosuppresseur, une biothérapie par exemple, sont considérées à risque de développer une forme grave du Covid-19. Selon un décret publié le 12 mai au Journal Officiel, les médecins du travail peuvent désormais délivrer un arrêt de travail aux salariés du secteur privé « atteints ou suspectés d’infection au Covid-19, ou faisant l’objet de mesures d’isolement, d’éviction ou de maintien à domicile ». Les salariés à risque de développer une forme grave du Covid-19 peuvent donc se voir remettre un arrêt de travail par la médecine du travail, qui leur permettra d’être placé en activité partielle indemnisée.

Date : 22 mai 2020

Sources :

Le médecin m’a prescrit un test de dépistage du Covid-19, où est-ce que je dois me rendre ?

Le ministère des Solidarités et de la Santé a mis en ligne une carte où sont regroupés tous les centres et lieux de prélèvement où il est possible de faire un dépistage du Covid-19 : Santé.fr

Le site permet de faire une recherche géolocalisée, à proximité de votre domicile ou de votre lieu de travail, et indique les modalités de prise de rendez-vous et les horaires d’ouverture du laboratoire.

Pour plus d’informations sur le test de dépistage du Covid-19, consultez notre article

Date : 28 mai 2020

J’habite en région parisienne et j’ai un rendez-vous chez mon rhumatologue à Paris un jeudi matin à 9h30. J’ai entendu que les transports en commun sont réservés aux heures de pointe aux personnes qui vont travailler, comment faire pour me rendre à mon rendez-vous ?

Les déplacements en transports en commun en région parisienne pendant les heures de pointe (de 6h30 à 9h30 et de 16h à 19h du lundi au vendredi) sont autorisés pour les personnes qui vont travailler ET pour celles qui ont un motif impérieux : consultation médicale, motif familial impérieux, accompagnement d’un enfant à l’école…

Votre rendez-vous chez le rhumatologue fait bien partie de la liste des motifs impérieux, vous pouvez donc emprunter les transports en commun pour vous y rendre mais vous devez vous munir d’une auto-attestation dérogatoire que vous pouvez imprimer ou remplir en ligne.

En Île-de-France, depuis le 16 juin, les transports en commun aux heures de pointe sont désormais accessibles à tous, sans attestation.

Date : 02/02/20, mis à jour le 22/02/20

Sources :

Les délais de carence en cas d’arrêt de travail sont-ils rétablis avec la fin du confinement ? Mon médecin m’a arrêtée pour une autre maladie que ma polyarthrite rhumatoïde. Je travaille dans le privé, vais-je perdre trois jours d’indemnités journalières au titre de la carence ?

Le délai de carence (de trois jours dans le secteur privé et d’un jour dans la fonction publique) est suspendu jusqu’à la fin de l’état d’urgence sanitaire, à savoir le 10 juillet 2020 inclus. « Cette mesure est valable pour l’ensemble des régimes obligatoires : général, agricole et régimes spéciaux dont celui de la fonction publique. »

Date : 2 juin 2020

Sources :