Informations générales

Lutte contre l’épidémie : confinement, déconfinement, dépistage et mise en quarantaine

Déconfinement : tout savoir sur les masques

 

 

 

 Le Parisien

Un outil pour évaluer votre déconfinement

maladiecoronavirus.fr/deconfinement est un outil créé par l’Institut Pasteur d’après les recommandations officielles du ministère des Solidarités et de la Santé pour aider la population à se déconfiner au mieux selon la situation de chacun. Le questionnaire – anonyme – interroge sur l’âge, le département, les éventuelles pathologies, et d’autres critères, pour délivrer des conseils adaptés afin de se déconfiner sans danger.

Visualisez la zone de 100 km autour de votre domicile

À partir du 11 mai, les déplacements sont autorisés dans un périmètre de 100 km à vol d’oiseau autour du lieu de résidence.

pour visualiser la zone dans laquelle vous pouvez vous déplacer sans attestation,

Se déplacer au-delà de 100 km

Avec le déconfinement, vous pouvez désormais vous déplacer librement dans un périmètre de 100 km autour de votre lieu de résidence principale ou secondaire. Il est à noter toutefois que la circulation est libre au sein de votre propre département, même au-delà de 100 km.

Les déplacements au-delà de 100 km en dehors de votre département sont autorisés uniquement pour un motif professionnel ou familial impérieux (un rendez-vous médical, un déplacement professionnel, la garde d’enfants, un examen ou un concours, un décès, l’assistance à une personne vulnérable, le retour à son domicile principal après le confinement, un déménagement…) et d’autres motifs comme ceux liés à une convocation de la justice ou de la police.

Que vous vous déplaciez en voiture, en train ou en avion, vous devrez vous munir de 4 documents :

  • une attestation pour motif impérieux, familial ou professionnel, que vous trouverez sur le site du ministère de l’Intérieur ;
  • une pièce d’identité ;
  • un justificatif de domicile de moins d’un an (facture de téléphone, d’électricité, de gaz, d’eau, quittance de loyer, avis d’imposition, attestation d’assurance du logement, attestation d’assurance du véhicule, carte grise ou même un carnet de chèques) ;
  • un document justifiant le motif du déplacement. Une attestation sur l’honneur peut être admise.

 

Date : 23/05/20

Sources :

 

Se déplacer en transport en commun

En France, depuis le 11 mai, les transports et la circulation ferroviaire reprennent progressivement, et l’accès aux transports en commun impose une nouvelle organisation pour mettre en œuvre la distanciation sociale. Un siège sur deux est condamné et le port du masque est obligatoire pour les passagers à partir de 11 ans dans TOUS les transports en commun : train, bus, tramway, métro tout au long du trajet ainsi que sur les quais, couloirs et dans les gares.

Par ailleurs, vous devez vous munir d’une attestation pour certains déplacements :

Pour les déplacements en TGV ou TER en France, à plus de 100 km de votre domicile en dehors de votre département, il faut vous munir d’une attestation pour motif impérieux, familial ou professionnel (voir notre article Les déplacements au-delà de 100 km), que vous trouverez sur le site du ministère de l’Intérieur.

Dans les régions Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val-de-Loire, Hauts-de-France, Normandie et Occitanie, un coupon est nécessaire pour accéder à certains TER, et ce même pour se rendre à moins de 100 km de son domicile. Le coupon est gratuit et réservable jusqu’à 3 jours avant le voyage, sur l’application Assistant SNCF ou sur le site TER de la région (attention, le coupon ne sera pas distribué en gare). Le nombre de coupons est limité, afin de permettre de respecter la distanciation sociale.

En Île-de-France, l’accès aux transports en commun aux heures de pointe (de 6h30 à 9h30 et de 16h à 19h du lundi au vendredi) est réservé aux personnes munies d’une attestation :

Le reste du temps, hors heures de pointe, le week-end et les jours fériés, il n’y a pas besoin d’attestation.

Date : 22/05/20

Sources :

 

Le test de dépistage du Covid-19

Depuis le 11 mai, date de la première phase du déconfinement, la stratégie du gouvernement pour maitriser l’épidémie de Covid-19 repose sur l’identification des nouveaux cas et de leurs contacts rapprochés pour casser les chaines de transmission en isolant les malades. L’objectif à la sortie du confinement était de pouvoir réaliser 700 000 tests par semaine.

Les tests virologiques (RT-PCR) sont les seuls tests retenus en France pour établir le diagnostic du Covid-19 lors de la phase aiguë (ou pour poser le diagnostic d’une infection active par le SARS-CoV-2). La recherche du génome viral est effectuée sur un prélèvement nasopharyngé, qui permet de déterminer si une personne est porteuse du virus au moment du test.

Qui peut se faire tester ?

Depuis le 11 mai, ce test est désormais systématique et pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie pour :

  • les personnes qui présentent des symptômes du Covid-19. Dans ce cas, le test se fera sur ordonnance médicale prescrite par le médecin traitant ou un autre médecin généraliste (appelez le 0 800 130 000 pour être orienté vers un médecin généraliste). La consultation se déroule de préférence en téléconsultation.
  • les “cas contacts”, c’est-à-dire les personnes identifiées comme ayant été en contact avec une personne contaminée et ayant été contactées par les services de l’Assurance maladie (voir notre article sur le sujet). Pour ces personnes “contacts”, le test pourra se faire sans ordonnance.
  • les résidents des structures d’hébergement collectif (Ehpad, établissements pénitentiaires…) et personnels exerçant dans ces structures (en cas de cas confirmés au sein de la structure).

Où se faire tester ?

Le test RT-PCR peut être effectué dans les laboratoires publics et privés (y compris les laboratoires de recherche et vétérinaires) et dans des points de dépistage ouverts à cet usage :  des locaux mis à disposition par des mairies, un parking de supermarché, etc. Deux types de professionnels de santé sont habilités à faire ce prélèvement : les infirmier(e)s, et les biologistes (qu’ils soient pharmaciens ou médecins).

Le site Santé.fr a mis en ligne une carte qui regroupe tous les centres et lieux de prélèvement permettant de faire un dépistage du Covid-19. Le site permet une recherche par géolocalisation.

Comment se déroule le test ?

Le prélèvement ne dure que quelques secondes mais peut être plus ou moins douloureux en fonction de la sensibilité de chacun. Il s’agit d’un prélèvement des cellules nasales profondes (dans le nasopharynx) à l’aide d’un écouvillon, une sorte de long coton-tige que l’on insère dans le nez, jusqu’à 15 cm environ. Afin de diminuer le risque de faux négatifs, les deux narines sont explorées lors du prélèvement. L’analyse de l’échantillon prélevé permet de savoir s’il est chargé en virus ou non. “Il s’agit de détecter un brin d’ARN appartenant au coronavirus SARS-CoV-2 à l’origine du Covid-19” explique le Dr François Blanchecotte, président du Syndicat des biologistes. Quelques heures sont nécessaires pour analyser un échantillon et les résultats doivent être transmis au patient sous 24h.

Cependant, la fiabilité de ces tests PCR, même lorsque les prélèvements sont faits dans les règles, est comprise entre 65 et 70 %. Ainsi, la surveillance de l’évolution des symptômes, l’application des gestes barrières ainsi que la distanciation physique restent indispensables, quel que soit le résultat du test.

Dans le cas d’un patient sévère, un prélèvement dans la trachée ou dans les bronches peut être plus pertinent, car le virus migre progressivement vers les voies respiratoires. Au bout de quelques jours, la charge virale dans le nez d’un patient pourtant atteint du Covid-19 peut être nulle.

À noter : le test RT-PCR a pour but le diagnostic d’une infection active. Il ne faut pas le confondre avec le test sérologique qui recherche, dans un prélèvement sanguin, des anticorps spécifiques produits en réponse au virus, permettant de savoir si une personne a contracté le Covid-19, même si elle n’en a pas présenté les symptômes.

Date : mise à jour du 27/05/20

Sources :

Les "cas contacts" : le dispositif Contact Covid de l’assurance maladie

Mis en place le 13 mai par l’Assurance maladie, le dispositif “Contact Covid” a pour objectif de casser les chaines de transmission du Covid-19 en identifiant les contacts proches des personnes infectées et qui sont susceptibles d’avoir été contaminés, afin, le cas échéant, de les isoler.

Comment fonctionne le dispositif  ?

– Une personne présente des symptômes du Covid-19. Elle doit consulter son médecin traitant ou un autre médecin généraliste, à son cabinet ou de préférence par téléconsultation.

S’il l’estime nécessaire, le médecin prescrit un test virologique RT-PCR à effectuer dans un centre de dépistage (voir notre article sur le sujet). Il demande à la personne de s’isoler à domicile et lui prescrit des masques.

Les résultats du test sont disponibles après 24h à 48h : si le test est positif, le médecin reprend contact avec le malade pour lui fournir une ordonnance de traitement le cas échéant, et évaluer sa situation à domicile pour décider s’il peut s’isoler chez lui jusqu’à la fin des symptômes (en moyenne 14 jours) ou s’il faut l’héberger dans une structure spécifique.

Le médecin crée ensuite sur la plateforme “Contact Covid” un dossier au nom du patient, dans lequel il note, avec son accord, les coordonnées des personnes avec qui il a été en contact rapproché jusqu’à 2 jours avant le début des symptômes. Ce sont les “cas contacts”.

– Un agent de la “brigade sanitaire” (agents de l’Assurance maladie ou des Agences régionales de santé) prend contact avec le cas contact et l’informe qu’il a fréquenté une personne testée positive au Covid-19. Les cas contacts ne sont pas informés de l’identité de cette personne si elle ne le désire pas.

Qu’il présente des symptômes ou non, le cas contact est invité à s’isoler, en prévention, à domicile ou dans un hébergement spécifique, et peut bénéficier d’un arrêt de travail si nécessaire. Il est également invité à faire un test de dépistage rapidement (voir notre article sur le sujet) : immédiatement pour les personnes vivant dans le même foyer que la personne testée positive, ou en observant un délai de 7 jours après le dernier contact avec cette personne pour les autres.

Qu’est-ce qu’un “cas contact” ?

Santé Publique France définit les “cas contacts” comme étant les personnes suivantes qui ont été en contact avec un malade dans les 2 jours précédant l’apparition de ses symptômes :

  • Les personnes ayant partagé le même lieu de vie qu’une personne ayant le Covid-19 ;
  • Les personnes ayant eu un contact direct avec une personne ayant le Covid-19, en face à face, à moins d’1 mètre, quelle que soit la durée (ex. : conversation, repas, flirt, accolades, embrassades…) ;
  • Les personnes ayant fait / reçu des actes d’hygiène / soins à une personne ayant le Covid-19 ;
  • Les personnes ayant partagé un espace confiné (bureau, salle de réunion, véhicule personnel…) pendant au moins 15 minutes ou étant restées en face à face durant plusieurs épisodes de toux ou d’éternuement avec une personne ayant le Covid-19 ;
  • Les élèves ou enseignants de la même classe scolaire qu’une personne ayant le Covid-19.

Toutefois, toutes ces personnes ne sont pas considérées comme à risque d’avoir été exposées au Covid-19 si elles bénéficiaient des mesures de protection suivantes :

  • Hygiaphone ou autre séparation physique type vitre ;
  • Masque chirurgical ou FFP2 porté par la personne malade ou le contact ;
  • Masque grand public fabriqué selon la norme AFNOR ou équivalent porté par la personne malade et le contact.

À savoir :

  • Vous n’êtes pas obligé de déclarer vos cas contacts à votre médecin mais nous vous le conseillons vivement, afin de casser la chaine de transmission du virus. Votre identité ne leur sera révélée qu’avec votre accord.
  • La brigade sanitaire est composée d’agents habilités par l’Assurance maladie et les Agences régionales de santé (personnels médicaux, paramédicaux, agents ayant l’habitude d’accueillir du public), formés et soumis au secret médical ou professionnel.

Pour en savoir plus, notamment sur la confidentialité des coordonnées et informations, consultez ce document de France Assos Santé : Tout comprendre sur Contact Covid.

France Assos Santé

France Assos Santé

Date : 26/05/20

Sources :

Communiqués officiels

Position de la Société Française de Rhumatologie (SFR) – 6 mai 2020

La pandémie COVID-19 génère logiquement nombre d’interrogations, d’incertitudes et d’inquiétudes ; médiatisation et défaut d’expertise conduisant aux logiques interrogations à la veille du déconfinement envisagé ce tout prochain 11 Mai 2020.

Aujourd’hui il est important de rappeler que nous ne disposons d’aucune donnée scientifique en faveur d’un risque incident plus élevé de COVID-19 chez les sujets avec rhumatismes inflammatoires chroniques ou maladies auto-immunes, y compris traités par biomédicaments et immunosuppresseurs. Il n’y a pas non plus d’argument allant dans le sens d’une fréquence plus élevée de développer en cas de COVID-19 des formes graves et notamment les risques de détresse respiratoire aiguë dans le cadre du syndrome de relargage cytokinique.

A ce jour, les principaux facteurs de risque identifiés restent l’âge élevé et les affections cardiovasculaires.

En ce sens, la reprise d’activités professionnelles devrait être envisageable pour la très grande majorité des patients avec rhumatisme inflammatoire chronique ou maladie auto-immune traités par cs et/ou bDMARDs et/ou tsDMARDs. La discussion se fera bien évidemment au cas par cas et en intégrant le respect potentiel et optimal des mesures barrière.

A titre indicatif, la Société Française de Médecine du Travail a émis des recommandations concernant le personnel soignant de la Fonction Publique Hospitalière. Les soignants avec pathologies inflammatoires ou auto-immunes y compris traitées par biomédicaments ont été maintenus en activité professionelle mais avec logique éviction des secteurs les plus exposés (notamment services d’Urgences / Réanimation / Soins Intensifs et Unités COVID-19).

Source : https://sfr.larhumatologie.fr/rhumatismes-inflammatoires-chroniques-deconfinement-quen-penser

Recommandations de la FAI2R – 6 mai 

Recommandations pour le déconfinement des enfants atteints d’arthrites juvéniles idiopathiques

Recommandations de la FAI2R – 6 mai

Recommandations pour le déconfinement des enfants atteints d’arthrites juvéniles idiopathiques

Vous pouvez télécharger le communiqué ici

Avis du Haut Conseil de la Santé Publique – 20 avril

Personnes à risque de forme grave de Covid-19 et mesures barrières spécifiques à ces publics

Avis du Haut Conseil de la Santé Publique – 20 avril

Personnes à risque de forme grave de Covid-19 et mesures barrières spécifiques à ces publics

Vous pouvez télécharger le communiqué ici

Communiqué du Ministère des Solidarités et de la Santé  – 5 mai 

Distributions de masques sanitaires par l’État en sortie de confinement

Communiqué du Ministère des Solidarités et de la Santé  – 5 mai 

Distributions de masques sanitaires par l’État en sortie de confinement

Vous pouvez télécharger le communiqué ici

Ministère des Solidarités et de la Santé – 20 avril 2020

Délivrance et indemnisation des avis d’arrêts de travail dans le cadre du Covid-19

Ministère des Solidarités et de la Santé – 20 avril 2020

Délivrance et indemnisation des avis d’arrêts de travail dans le cadre du Covid-19

Vous pouvez télécharger le récapitulatif ici

J’ai une polyarthrite et suis donc considérée comme une personne « à risque ». Puis-je demander à mon médecin de me prescrire des masques ? Dois-je suivre des recommandations spécifiques concernant le port du masque ?

Les médecins peuvent en effet prescrire des masques, 10 par semaine, aux personnes à très haut risque de développer une forme grave de Covid-19 définies par le Haut Conseil de la santé publique comme suit :

  • les personnes âgées de 65 ans et plus,
  • les personnes avec antécédents (ATCD) cardiovasculaires : hypertension artérielle compliquée (avec complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales), ATCD d’accident ;
  • les personnes ayant une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale (broncho pneumopathie obstructive, asthme sévère, fibrose pulmonaire, syndrome d’apnées du sommeil, mucoviscidose notamment) ;
  • les patients ayant une insuffisance rénale chronique dialysée ;
  • les malades atteints de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ;
  • les personnes présentant une obésité (indice de masse corporelle (IMC) > 30 kgm-2) ;
  • les personnes avec une immunodépression congénitale ou acquise ;
  • les malades atteints de cirrhose au stade B du score de Child Pugh au moins ;
  • les personnes présentant un syndrome drépanocytaire majeur ou ayant un antécédent de splénectomie ;
  • les femmes enceintes, au troisième trimestre de la grossesse, compte tenu des données disponibles et considérant qu’elles sont très limitées.

Attention, cette possibilité ne concerne pas toutes les personnes en Affection Longue Durée. Votre médecin pourra vous répondre selon votre situation et discuter avec vous des mesures de protection que vous devez prendre.

Le port d’un masque alternatif, en tissu, est désormais recommandé pour la population générale, et obligatoire dans les transports en commun. Pour les personnes « à risque », le Haut Conseil de la santé publique recommande le port du masque plus souvent : « à domicile en présence de visiteurs et lorsqu’ils sont amenés à sortir de chez eux pour des raisons personnelles ou professionnelles. Lors de consultations médicales en cabinet libéral ou en milieu hospitalier, elles doivent porter un masque chirurgical. » Il vous est donc recommandé de porter un masque dans l’ensemble de l’espace public.

Comment se procurer un masque en tissu ? Des masques sont disponibles à la vente dans les pharmacies depuis le 27 avril. De nombreuses villes ont entrepris la distribution gratuite de masques à leurs habitants : renseignez-vous auprès de la mairie de votre ville pour en connaitre les modalités. Enfin, vous pouvez fabriquer vous-mêmes des masques.

Comment entretenir un masque en tissu ? Vous trouverez toutes les réponses à vos questions dans cet article de l’association 60 millions de consommateurs.

Consultez cet article du journal Le Monde pour tout savoir sur les masques : normes, prix, entretien, alternatives, etc.

Date : 15/05/20

Sources :

 

J’ai une polyarthrite et je suis en arrêt de travail depuis le début du confinement. Est-ce que je suis concernée par le chômage partiel ?

Les personnes qui bénéficient d’un arrêt de travail dérogatoire parce qu’elles sont plus vulnérables face au Covid-19, ou en tant que proche d’une personne vulnérable, ont basculé dans le dispositif d’activité partielle.

C’est sans doute votre cas et vous avez dû recevoir un certificat d’isolement de la sécurité sociale, à transmettre à votre employeur, afin qu’il vous déclare en activité partielle à compter du 1er mai.

Vous serez indemnisée par votre employeur, mais à ce jour (6 mai 2020), la durée prévisible de l’indemnisation n’est pas fixée car les autorités attendent de voir comment évolue l’épidémie.

En attendant, vous serez indemnisée par votre employeur et vous percevrez environ 70 % de votre rémunération brute antérieure (en moyenne, 84 % du salaire net). L’employeur percevra une allocation correspondant à 70 % de votre rémunération brute antérieure, dans la limite de 70 % de 4,5 SMIC.

Attention : ce dispositif ne concerne que les salariés du secteur privé relevant du régime général, du régime agricole ou d’un régime spécial de sécurité sociale.

Les travailleurs indépendants, travailleurs non-salariés agricoles, artistes auteurs, stagiaires de la formation professionnelle et dirigeants de société relevant du régime général continuent à bénéficier des modalités d’indemnisation en vigueur avant le 1er mai.

Date : 6 mai 2020

Source :  Délivrance et indemnisation des avis d’arrêt de travail dans le cadre du Covid-19

Je voudrais savoir si je peux aller garder mes petits-enfants en Isère (zone verte), alors que j’habite le Nord (zone rouge) ? J’ai une polyarthrite rhumatoïde soignée par une biothérapie et je suis en rémission.

Votre question comporte deux aspects : celui de l’autorisation d’un tel déplacement et celui du « risque » d’exposition au Covid-19 que cela représente pour vous du fait de votre traitement par biothérapie.

Ce qu’indique la loi :

Les déplacements sans attestation sont de nouveau autorisés depuis le 11 mai, tant que l’on ne s’éloigne pas à plus de 100 km du domicile. Si le motif du voyage n’est plus exigé, il faut être en mesure de fournir un justificatif de domicile pour que les forces de l’ordre puissent vérifier que vous n’avez pas dépassé votre zone de circulation.

– Pour les trajets au-delà de 100 km du domicile hors du département, deux exceptions sont prévues : un motif professionnel, ou alors un motif impérieux, comme les funérailles d’un parent proche. Il faudra remplir une déclaration et pouvoir justifier son déplacement. Ces règles de déplacements sont valables pour les départements verts et rouges.

– Par ailleurs, la loi n’oblige pas les personnes « vulnérables » définies par le Haut Conseil de santé publique à rester confinées au-delà du 11 mai, mais le gouvernement a demandé aux personnes les plus fragiles de respecter, dans toute la mesure du possible, des règles de prudence très strictes.

Donc du point de vue de la loi, il n’est pas interdit d’aller garder ses petits-enfants s’ils vivent à moins de 100 km ; mais c’est déconseillé lorsqu’on fait partie des personnes vulnérables. Au-delà de 100 km, il va falloir une raison impérieuse pour le faire, et pouvoir le justifier, ce qui ne sera pas forcément possible du fait que les parents n’ayant pas la possibilité de mettre leurs enfants à l’école peuvent bénéficier du dispositif d’activité partielle.

En ce qui concerne le « risque à s’exposer au Covid-19 » en allant garder ses petits-enfants, du fait d’être atteint d’un rhumatisme inflammatoire chronique et de prendre un traitement immunosuppresseur, il ne peut y avoir de réponse unique : ce risque est plus ou moins élevé en fonction de la situation :

– de la personne qui va garder les petits enfants : stabilité de sa maladie, âge, présence de facteurs de comorbidité (obésité, complications cardio-vasculaires, pulmonaires…), etc.,

– de la situation de la garde : mode de déplacement et fréquence des trajets pour aller garder les enfants, âge des petits-enfants, scolarisation ou pas, risque de transmission du virus par les parents (ex : le risque sera plus important si l’un d’un parent travaille aux urgences d’un hôpital), etc.

C’est donc à chacun, en fonction de sa situation, d’évaluer ce risque et de prendre la décision d’aller garder ses petits-enfants.

Votre médecin, qui connait votre état de santé, pourra vous aider à évaluer ce risque. L’Institut Pasteur a également élaboré un outil d’aide à la décision : Se déconfiner ? Rester à domicile ? Suivant votre profil, évaluez votre déconfinement.

Nous ne pouvons que vous rappeler les consignes de prudence, et vous recommander de respecter les gestes barrières : le virus circule toujours.

Protégez-vous.

Date : 13 mai 2020

Source :  https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus

Je suis traitée par biothérapie pour mon rhumatisme inflammatoire chronique, et je redoute de m’exposer au Covid-19 au travail. Est-ce que la médecine du travail peut me fournir un arrêt de travail ?

Les personnes qui ont un traitement immunosuppresseur, une biothérapie par exemple, sont considérées à risque de développer une forme grave du Covid-19. Selon un décret publié le 12 mai au Journal Officiel, les médecins du travail peuvent désormais délivrer un arrêt de travail aux salariés du secteur privé « atteints ou suspectés d’infection au Covid-19, ou faisant l’objet de mesures d’isolement, d’éviction ou de maintien à domicile ». Les salariés à risque de développer une forme grave du Covid-19 peuvent donc se voir remettre un arrêt de travail par la médecine du travail, qui leur permettra d’être placé en activité partielle indemnisée.

Date : 22 mai 2020

Sources :

Le médecin m’a prescrit un test de dépistage du Covid-19, où est-ce que je dois me rendre ?

Le ministère des Solidarités et de la Santé a mis en ligne une carte où sont regroupés tous les centres et lieux de prélèvement où il est possible de faire un dépistage du Covid-19 : Santé.fr

Le site permet de faire une recherche géolocalisée, à proximité de votre domicile ou de votre lieu de travail, et indique les modalités de prise de rendez-vous et les horaires d’ouverture du laboratoire.

Pour plus d’informations sur le test de dépistage du Covid-19, consultez notre article

Date : 28 mai 2020