Réponse du rhumatologue

L’activité physique démontre toujours ses bienfaits. Après le cœur, l’obésité, le diabète, et d’autres plus ou moins bien connus comme par exemple le cancer du sein, elle s’attaque désormais à la polyarthrite rhumatoïde. Si une activité physique régulière ne joue pas sur l’activité de la maladie, ni sur les doses des traitements de fond, elle a une action indéniable sur les capacités fonctionnelles et indirectement sur l’humeur et l’optimisme ; les patients actifs gèrent mieux leur maladie.

Si  votre sœur est peu motivée, il sera judicieux de lui proposer une activité en fonction de la saison.

Par exemple :

–  le vélo et la marche quand il ne pleut pas ;

– les sports en salle en hiver : yoga, Qi Jong, gymnastique, danse, ou à la piscine : natation, aquagym, initiation à la plongée ;

– jardinage et cueillette, enlever les mauvaises herbes, tailler, aller aux champignons, ramasser des pommes de pin…

Vous pouvez aussi essayer de privilégier les activités ludiques.

Les nouvelles technologies se sont mises au service du sport : la Wii par exemple, est une console de jeux vidéo d’une célèbre marque japonaise, dotée d’un système capable de détecter la position, l’orientation et les mouvements dans l’espace, de la manette.

Son jeu le plus vendu, Wii sport, permet aux joueurs de pratiquer leur sport préféré (golf, tennis, bowling, etc.) de façon virtuelle mais en réalisant de “vrais mouvements », reproduits sur écran.

Un autre produit, Wii fit plus, propose des exercices de yoga, de gymnastique (étirements, abdominaux…) d’aérobic (hula hoop, step, jogging) et des jeux d’équilibre (ski, méditation, etc.).

L’expérience de Xavier :

Ma compagne était très sportive (tennis, natation, vélo). L’annonce de sa polyarthrite a eu l’effet d’un couperet et elle n’avait plus aucune motivation pour faire du sport alors que, notamment pour le tennis, elle faisait partie de l’équipe de compétition de son club. Certes, le tennis n’était pas indiqué dans son cas, mais elle pouvait tout à fait continuer à faire de la natation et du vélo.

Le déclic s’est fait lentement tout d’abord par le vélo en lui proposant des balades avec nos enfants le dimanche. Et surtout avec notre petit dernier qui apprenait « sans les petites roues » et ne pouvait donc pas faire de longues distances. Ensuite, nous lui avons proposé, lorsqu’il faisait chaud, d’aller nager, puisque ce même enfant se mettait à la natation. Enfin, une fois ces habitudes prises et la confiance dans ses capacités à avoir une activité physique régulière regagnée, elle a fini par s’inscrire un cours de Pilates. Désormais elle fait du Pilates une fois par semaine, du vélo tous les dimanches lorsque la météo est favorable et va nager à la piscine toutes les semaines aussi, et ce quelle que soit la météo !

Liens utiles :

La fédération des activité aquatique d’éveil et de loisirs propose des activités adaptées pour tout type de public (handicap, peur de l’eau…) avec des animateurs spécialement formés : http://www.fael.asso.fr/ ou 01 43 55 98 76

La fédération française de gymnastique propose des cours destinés aux séniors ou de gymnastique adaptée, renseignez-vous sur https://www.ffgym.fr/

La Société française des professionnels en activité physique adaptée


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