Informations en date du 21 mars 2020 :
Note d’information de la Société Française de Rhumatologie (SFR)
Réponses aux patients qui posent des questions sur le risque que constitue leur traitement face au COVID-19

(Les modifications sont en gras par rapport à la version précédente )

Malgré l’absence de données dans la littérature, et en raison d’un risque présumé compte-tenu des données disponibles sur les autres infections respiratoires, sont considérés à risque d’infection COVID-19, les personnes avec une immunodépression acquise par traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou une corticothérapie à dose immunosuppressive selon le Haut Conseil de Santé Publique. Ces personnes peuvent désormais se connecter directement sur le site declare.ameli.fr pour demander à être mises en arrêt de travail selon le communiqué de l’Assurance Maladie. Pour certaines catégories professionnelles (notamment la fonction publique hospitalière), le maintien des activités peut toutefois être envisagé.

En l’absence de signes d’infection COVID-19 :

  • Poursuivez le traitement de votre rhumatisme inflammatoire chronique (traitements de fond biologiques ou non, corticoïdes)
  • L’arrêt de votre traitement risque d’entrainer une rechute de la maladie qui vous fragiliserait face à l’infection, a fortiori alors que nous ne connaissons pas aujourd’hui la durée de la période à risque d’exposition à l’infection COVID-19
  • L’arrêt brutal des corticoïdes est dangereux, avec notamment un risque d’insuffisance surrénalienne aigue
  • Dans la mesure du possible, remplacez la prise d’anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) par du paracétamol et ne prenez des AINS que si le contrôle des symptômes de votre maladie rhumatologique le nécessite

En présence de signes d’infection COVID-19 : fièvre, toux, essoufflement, douleurs musculaires :

  • Suspendez le traitement de votre rhumatisme inflammatoire chronique, SAUF LES CORTICOÏDES et l’hydroxychloroquine
  • Les AINS doivent également être proscrits. Des formes sévères d’infection COVID-19 avec pneumonie grave ont été rapportées chez des sujets jeunes ayant consommé des AINS. Nous rappelons que le traitement d’une fièvre mal tolérée ou de douleurs dans le cadre du COVID19 ou de toute autre virose respiratoire repose sur le paracétamol, sans dépasser la dose de 3 g/jour
  • Contactez votre médecin ou votre rhumatologue pour décider de la suite de votre prise en charge. Vous pourrez notamment discuter avec lui de la possibilité ou non de poursuivre certains des traitements des rhumatismes inflammatoires chroniques dont l’utilisation est actuellement testée dans le traitement de COVID-19
  • Protégez votre entourage (pas de contact direct, port de masque)

Pour tous :

  • Evitez les déplacements, les rassemblements
  • Evitez les contacts (poignées de main, embrassades…)
  • Lavez-vous fréquemment les mains (eau et savon) ou utilisez une solution hydro-alcoolique
  • Surveillez votre température
  • Tous les patients doivent restreindre drastiquement leurs interactions sociales et reporter les soins non-urgents afin d’éviter les sorties et les salles d’attente
Informations en date du 5 mars 2020 :
Note d’information de la Société Française de Rhumatologie (SFR)
Information sur l’épidémie de coronavirus (COVID-19) destinée aux patients recevant un traitement immunosuppresseur pour une maladie rhumatologique inflammatoire ou auto-immune.

Qu’est ce que COVID-19 ?

  • Une infection liée à un coronavirus (SARS-CoV-2) nouvellement transmis à l’homme, et responsable d’une épidémie de pneumonie apparue en Chine, actuellement présente en France
  • L’infection se traduit par de la fièvre, une toux, une fatigue, des courbatures, parfois des vomissements et des diarrhées.
  • Cette infection peut se compliquer d’une pneumonie, parfois sévère
  • Les complications sévères s’observent essentiellement chez des gens fragiles : personnes âgées, sujets porteurs de maladies chroniques telles que maladies cardiaques, hypertension, diabète, bronchite chronique, tabagisme
  • Les rhumatismes inflammatoires et les maladies auto-immunes ne font pas partie à ce jour des maladies à risque avéré

Que faire si vous ne présentez aucun symptôme :

  • Ne modifiez pas le traitement de votre maladie : il n’augmente pas le risque de contracter l’infection. Certains traitements utilisés dans les rhumatismes inflammatoires (hydroxychloroquine, inhibiteurs de JAK, corticoïdes) ont même été utilisés ou proposés pour leur effet anti-viral potentiel et pour traiter l’excès d’inflammation dans les formes sévères de pneumonie compliquant l’infection COVID-19.
  • Adoptez les mesures préventives régulièrement recommandées, pour vous et pour votre entourage :
    • Limiter ses déplacements, éviter les rassemblements
    • Se laver les mains très régulièrement
    • Tousser ou éternuer dans son coude
    • Saluer sans se serrer la main, éviter les embrassades
    • Utiliser des mouchoirs à usage unique et les jeter après usage
    • Porter un masque uniquement en cas de symptôme respiratoire ; en l’absence de symptômes le port du masque n’est pas nécessaire

Que faire si vous présentez des symptômes évocateurs de COVID-19 :

  • Vous ne devez pas vous rendre spontanément chez votre médecin ou à l’hôpital
  • Vous devez appeler le 15, ou votre médecin (généraliste ou rhumatologue) ou le 0 800 130 000, et vous serez dirigé vers un centre de dépistage
  • Vous passerez un test de confirmation du diagnostic
  • Ce n’est qu’après cette éventuelle consultation, et en fonction des résultats des analyses, qu’il pourra être discuté de modifier  le traitement de votre maladie rhumatologique inflammatoire
  • Protégez votre entourage avec les mêmes mesures de prévention recommandées :
    • Portez un masque chirurgical
    • Utilisez des mouchoirs jetables
    • Lavez-vous les mains régulièrement (eau et savon ou solution hydro-alcoolique)
Pour rappel, voici une infographie sur les gestes simples contre le coronavirus :

source : www.santebd.org

Catégories : Non classé